European Friends of Serbia

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A Strasbourg, les nationalistes invitent le Kosovo dans la campagne

Geplaatst door Kris Roman op februari 26, 2009

strasbourg 2008-02Le Kosovo a fait irruption dans la campagne municipale à Strasbourg. Deux manifestations se sont affrontées, sans casse, mais dans une ambiance tendue, place Gutenberg, au centre-ville, samedi 23 février. D’un côté, des militants des mouvement Jeune Alsace et solidarité alsacienne, autour de Robert Spieler, tête de la liste aux municipales du mouvement régionaliste d’extrême droite Alsace d’abord, et quelques nationalistes serbes – en tout une centaine de personnes. Ils protestaient contre l’indépendance “autoproclamée” de ce petit Etat balkanique, à leurs yeux “province historique de la Serbie”.

De l’autre, quelque 80 contre-manifestants, dont des adhérents de la LCR, des Verts, du PS, du PCF et du MoDem, venaient dénoncer le “racisme” et le “fascisme” des pro-Serbes. Robert Spieler, sous des drapeaux alsaciens (rouge et blanc) et l’aigle à deux têtes de la Serbie, a prononcé un plaidoyer contre “l’américanisation” et “l’islamisation” de l’Europe. Un militant pro-Serbe a lancé des œufs sur les contre-manifestants et a été interpellé par la police.

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South Stream: le parlement serbe ratifie l’accord avec la Russie

Geplaatst door Kris Roman op september 9, 2008

Le parlement serbe a ratifié mardi par 215 voix sur 250 l’accord russo-serbe sur la construction d’un tronçon du gazoduc South Stream en Serbie signé le 25 janvier dernier à Moscou.

L’accord russo-serbe sur le gazoduc South Stream prévoit la construction d’un tronçon serbe de 400 km pour le transit et la livraison de gaz naturel de Russie et du réservoir souterrain de Banatski Dvor (Serbie) dans les Balkans. En janvier, les parties ont également signé un protocole sur la vente de 51% des actions de la compagnie pétrolière serbe NIS au géant gazier russe Gazprom pour 400 millions d’euros et sur l’investissement d’au moins 500 millions d’euros dans la modernisation de l’entreprise serbe. Cet accord doit être finalisé avant le 31 décembre 2008.

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La Russie refuse de reconnaître l’indépendance du Kosovo

Geplaatst door Kris Roman op augustus 26, 2008

La Russie n’a toujours pas l’intention de reconnaître l’indépendance proclamée unilatéralement par la province serbe du Kosovo le 17 février dernier, a déclaré mardi le représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU Vitali Tchourkine.

“La Russie ne reconnaîtra jamais l’indépendance du Kosovo”, a indiqué le diplomate russe avant de rappeler que la Russie avait prévenu la communauté internationale que la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo pourrait provoquer le même scénario au Caucase.

L’indépendance du Kosovo a été reconnue par plus d’une trentaine de pays, dont les États-Unis et plusieurs pays membres de l’Union Européenne (UE). La Serbie, la Chine, l’Espagne, la Grèce, l’Inde, la Russie, la Slovaquie et plusieurs autres États refusent de reconnaître le Kosovo, en arguant que la proclamation unilatérale de l’indépendance constitue une violation des normes du droit international susceptible de déclencher une réaction en chaîne à l’échelle mondiale.

Mardi, le président russe Dmitri Medvedev a signé les décrets reconnaissant l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, deux républiques autoproclamées sur le territoire géorgien.

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Pétrole et Pseudo Indépendance du Kosovo

Geplaatst door Kris Roman op augustus 17, 2008

Mireille Delamarre

Sources de certaines informations : article de Abdus Sattar Ghazari intitulé « The Oil Factor in Kosovo Independence » 24/02/08 – www.amperspective.com/html/the_oil_factor_in_kosovo.html

Jeudi 19 Juin 2008 Mireille Delamarre

Source: Association Serbie – Lien: http://serbie.org/spip.php?article542

http://partinationalfrancais.hautetfort.com/

Le Conseil de Sécurité doit se réunir en fin de semaine pour statuer sur le Kosovo. Cette région occupe une position stratégique sur la route du pétrole en provenance de la Mer Caspienne, ce qui explique l’intérêt des US et de certains pays de l’UE à soutenir sa pseudo indépendance.

Le 17 février le Kosovo s’est auto-proclamé indépendant de la Serbie. Sans surprise, son « indépendance » a immédiatement été reconnue par les US, l’Allemagne, la Grande Bretagne, la France. Le Kosovo est un minuscule territoire, mais, dans le grand jeu des politiques pétrolières, il a une importance inversement proportionnelle à sa taille.

Le Kosovo n’a pas de pétrole mais sa situation géographique est stratégique pour le pipeline Trans-Balkan – connu sous le nom de pipeline AMBO du nom de son constructeur et opérateur la société pétrolière albano-macédono-bulgare enregistrée aux US – qui le traversera.

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Heurts à Mitrovica: l’ambassadeur russe à l’ONU exige la publication d’un rapport indépendant

Geplaatst door Kris Roman op juli 26, 2008

L’ambassadeur russe auprès des Nations Unies, Vitali Tchourkine a exigé vendredi du haut de la tribune du Conseil de sécurité de publier les résultats d’une enquête indépendante sur les heurts à Mitrovica, au Kosovo, en mars dernier, entre des Serbes et des structures internationales.

Les forces policières spéciales de la Mission civile de l’ONU et des militaires de la KFOR ont pris d’assaut le 17 mars 2008 l’édifice du tribunal à Kosovska-Mitrovica, occupé par un personnel serbe. Ces heurts ont fait plus d’une soixantaine de blessés, un soldat ukrainien a été tué.

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Vuk Jeremic en Russie jeudi: le dialogue politique s’approfondit

Geplaatst door Kris Roman op juli 16, 2008

Le chef de la diplomatie serbe Vuk Jeremic est attendu jeudi en Russie pour une visite de travail, a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MID) Andreï Nesterenko.

Le ministre serbe s’entretiendra avec son homologue russe Sergueï Lavrov pour discuter de la coopération bilatérale et de la concrétisation des ententes intervenues lors des sommets à Moscou et Belgrade cette année.

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Les Serbes du Kosovo toujours attaqués !

Geplaatst door Kris Roman op juni 5, 2008


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Solidarité Kosovo
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Nous venons de l’apprendre. Avant hier (22 mai) vers 21h30 un vieil homme serbe a été
agressé par un Albanais à Decani (ancien village serbe du Kosovo Métochie). «
L’agresseur s’est approché du vieil homme en lui demandant son nom après quoi
il l’a assaillit de coups de poing au niveau du visage et de coups de pieds au
ventre », annonce l’agence de presse serbe Tanjug.
Elle ajoute : « Tomic est l’un des revenants ayant pris la décision de revenir à
Decani. A part lui dans cette ville vivent encore deux femmes serbes. »

Il ne fait pas bon d’avoir un patronyme slave au Kosovo Métochie par les temps
qui courent. Cette agression fait suite à une série d’attaques commises pas les
Albanais à l’encontre de la population serbe du Kosovo. Le 20 mai, près de
Gracanica, un jeune serbe a été battu par la police albanaise devant les yeux
de sa sœur. Il y a quelques semaines, à Kosovska Mitrovica ce ne sont pas moins
de 50 Albanais qui ont attaqué des enfants serbes qui jouaient au football dans
la partie serbe de la ville ! Les assaillants leur ont jeté des pierres et les
ont chassés du terrain de jeu.

Mais ce sont également des attaques armées visant des Serbes  qui se produisent
aujourd’hui dans ce Kosovo albanais sous l’oeil complaisant de l’OTAN/KFOR et
des instances internationales. Le jour de la pâque orthodoxe, trois jeunes
Serbes ont été la cible d’une attaque à la grenade dans le village de Leposavic
au nord du Kosovo.

Toutes ces attaques, tous ces blessés nous rappellent combien il est difficile
pour les Serbes de rester vivre dans le berceau historique de leur nation. Ces
actes innommables montrent à quel point la protection des chrétiens serbes du
Kosovo-Métochie est un devoir primordial pour tout ceux qui sont attachés à la
justice et à la paix.

Aujourd’hui plus que jamais, l’association « Solidarité Kosovo » vous invite à
vous renseigner sur la réalité de la situation des Serbes du Kosovo et de la
Métochie et vous invite à réagir pour les aider.

Arnaud Borella

www.solidarite-kosovo.com

Solidarité Kosovo
    BP 15
 38560 JARRIE
    France

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Reconnaissance du Kosovo: une démarche contraire aux intérêts de l’Europe (Schröder)

Geplaatst door Kris Roman op mei 6, 2008

 

La reconnaissance de l’indépendance du Kosovo vis-à-vis la Serbie allait à l’encontre des intérêts de nombreux pays européens, a déclaré lundi à Berlin lors d’une interview accordée à RIA-Novosti l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder.

“Je crois que la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo vis-à-vis la Serbie était un faux pas, dans la mesure où cette démarche était prématurée. Au lieu de régler un problème, les Etats-Unis et l’Union Européenne en ont créé beaucoup d’autres”, a précisé M.Schröder, actuellement président du conseil des actionnaires du consortium Nord Stream.

“L’Union Européenne a succombé à la pression américaine. Cette décision (la décision du parlement kosovar de proclamer l’indépendance) servait sans doute les intérêts des Etats-Unis, mais certainement pas ceux de l’Europe”, a-t-il expliqué.

Selon lui, il y avait d’autres moyens de régler la crise du Kosovo.

“A mon avis, la Serbie doit devenir membre de l’UE dans un proche avenir, si elle le souhaite. Le Kosovo pouvait adhérer à l’UE tout en faisant partie de la Serbie. Enfin, on aurait pu créer un Etat kosovar indépendant dans le cadre de l’entrée commune de la Serbie et du Kosovo à l’UE”, a-t-il conclu.

 

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Rapprochement Serbie-UE: Tadic menacé de poursuites judiciaires par le leader des Serbes du Kosovo

Geplaatst door Kris Roman op mei 6, 2008

Le président du Conseil national serbe du nord du Kosovo Milan Ivanovic a déclaré lundi son intention de poursuivre en justice le président, le vice-premier ministre et le ministre des Affaires étrangères de Serbie pour avoir signé l’Accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne (UE).

L’Accord de stabilisation et d’association avec l’Union européenne a été signé à Luxembourg par le vice-premier ministre serbe Bozidar Djelic en présence du président et du ministre des Affaires étrangères de Serbie, respectivement Boris Tadic et Vuk Jeremic.

L’opposition accuse le président Tadic d’avoir cédé le Kosovo en échange de garanties de rapprochement avec l’Union européenne.

Le premier ministre de Serbie Vojislav Kostunica et le leader du Parti radical serbe (parti le plus important du pays) Tomislav Nikolic se sont catégoriquement opposés à la signature de l’ASA avec l’UE.

Lors d’une conférence de presse à Belgrade, le président du Conseil national serbe du nord du Kosovo Milan Ivanovic a qualifié l’accord de rapprochement avec l’UE “d’anticonstitutionnel et d’hostile à l’Etat”.

Il a espéré qu’à l’issue des législatives anticipées du 11 mai prochain en Serbie, un nouveau pouvoir serait mis en place dans le pays qui “aurait pour priorité la lutte pour le maintien du Kosovo-Metohija au sein de la Serbie”.

Les leaders kosovars albanais ont proclamé le 17 février l’indépendance du Kosovo qui a rapidement été reconnue par une quarantaine de pays, dont les Etats-Unis et les principaux pays de l’UE.

Tous les politiques serbes ont qualifié d’inadmissible cette démarche. Pourtant, les partis pro-européens, avec le président Tadic à leur tête, ont proposé de considérer séparément la question du rapprochement avec l’Union européenne et le problème du Kosovo, ce qui leur a valu une avalanche de critiques de la part de l’opposition et avant tout de la part des radicaux et du Parti démocratique de Serbie (DSS) de Kostunica. La plupart des Serbes du Kosovo refusant de se soumettre aux autorités de Pristina se sont également prononcés contre la signature de l’Accord de stabilisation et d’association avec l’Union européenne.

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Le Kosovo coûtera des milliards à Bruxelles et à Washington (expert)

Geplaatst door Kris Roman op april 23, 2008

RIA Novosti.

 

Au cours des prochaines années, les contribuables européens et américains débourseront des milliards pour subvenir aux besoins du Kosovo, a confié à RIA Novosti Petr Iskenderov, observateur du journal “Vremia novosteï” et expert de l’Institut d’études slaves de Moscou.

Le 17 février dernier, la province serbe du Kosovo a unilatéralement proclamé son indépendance qui a été reconnue par les Etats-Unis et de nombreux pays membres de l’Union européenne. La Serbie, de même que la Russie, la Chine, l’Inde, l’Espagne, la Grèce et beaucoup d’autres Etats ont refusé de reconnaître la souveraineté du Kosovo et ont déclaré que la démarche unilatérale du parlement kosovar constituait une violation grossière des normes du droit international.

“Le Kosovo n’est pas indépendant économiquement. Il ne possède pas de moyens d’existence. Ce n’est pas sans raison que l’Union européenne, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international envisagent de convoquer en été prochain une conférence de bailleurs de fonds pour le Kosovo”, a fait savoir M. Iskenderov.

Il a remis en cause l’efficacité de ce forum. “Des conférences de ce genre ont maintes fois eu lieu au profit de l’Afghanistan ou de l’Irak. Or, soit elles n’ont pas permis de réunir les fonds nécessaires, soit les ressources collectées ont disparu dans ces pays sans laisser de traces”, a rappelé l’expert.

Il estime que les pays occidentaux ayant reconnu l’indépendance du Kosovo devront donc le prendre en charge financièrement.

“Au cours des prochaines années, les contribuables de ces pays seront obligés de débourser plusieurs milliards d’euros”, a précisé M. Iskenderov.

Selon lui, l’économie kosovare dépend dans une large mesure de la Serbie. L’Etat autoproclamé n’a pas d’accès à la mer et ses ressources naturelles sont concentrées essentiellement dans les régions nord peuplées principalement de Serbes.

S’agissant de la reconnaissance internationale du Kosovo, l’interlocuteur de l’agence a jugé la situation ambiguë.

“Les pays occidentaux avaient affirmé qu’au cours des premières semaines d’indépendance, Pristina serait reconnue par 60, 70, voire par une centaine d’Etats. Or, on en dénombre moins de 40. Il est évident que cette prévision ne s’est pas réalisée et qu’il est inutile de compter sur de nouvelles reconnaissances dans un proche avenir”, a conclu l’analyste politique.

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Kosovo: les adversaires de l’indépendance plus nombreux que ses partisans (MID)

Geplaatst door Kris Roman op april 10, 2008

Les adversaires de la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo sont plus nombreux dans le monde que les pays approuvant la proclamation du nouveau statut de la province, a déclaré jeudi à Athènes le vice-ministre russe des Affaires étrangères Vladimir Titov.

L’indépendance du Kosovo face à la Serbie a été proclamée par le parlement de la province le 17 février et reconnue par plus d’une trentaine de pays, y compris par les États-Unis et plusieurs pays membres de l’Union Européenne (UE).

Tout comme la Chine, l’Inde, l’Espagne et la Grèce, la Russie soutient la Serbie et refuse de reconnaître le Kosovo indépendant, indiquant que la proclamation unilatérale d’indépendance par Pristina est illégitime et constitue une violation grossière des normes du droit international.

“Nous proposons d’élaborer une “feuille de route” qui tienne compte des aspirations de l’Union européenne et de Belgrade sur le Kosovo afin de trouver une solution à long terme, susceptible de renforcer la paix et la stabilité”, a poursuivi le chef adjoint de la diplomatie russe.

Quant à la question de savoir s’il n’est pas trop tard pour entamer de telles négociations, alors que bon nombre de pays ont déjà reconnu le Kosovo, M. Titov a fait remarquer que les Etats qui ont reconnu le Kosovo ne sont pas si nombreux et que ceux déclarant qu’ils ne reconnaîtraient jamais l’indépendance de la province sont plus nombreux.

“Ce ne sera évidemment pas facile. Néanmoins, 50 pays ont déclaré qu’ils ne reconnaîtraient pas le Kosovo, alors que seulement 37 Etats l’ont fait C’est un problème difficile, et la communauté internationale a différentes approches en la matière, mais la plupart des Etats préconisent le renforcement du droit international”, a souligné le diplomate.

M. Titov a réitéré une fois de plus que Moscou ne reconnaîtrait pas le Kosovo en tant qu’Etat indépendant, car cela constituerait “une violation du droit international, des principes internationaux et, tout particulièrement, de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies”. “Nous prônons la reprise des négociations entre Belgrade et Pristina afin de trouver une solution acceptable par les deux parties”, a conclu le vice-ministre russe des Affaires étrangères.

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Serbes du Kosovo: dernière mission humanitaire russe

Geplaatst door Kris Roman op april 10, 2008

Un cargo russe chargé de fret humanitaire destiné aux familles serbes du Kosovo a décollé pour Belgrade jeudi matin, a déclaré un représentant du ministère russe des Situations d’urgence (MSU).

“L’avion transporte environ 40 tonnes d’aide humanitaire, de denrées alimentaires et de médicaments”, a indiqué l’interlocuteur de l’agence, ajoutant que ce quatrième lot était le dernier prévu par le MSU.

Les 2, 4 et 8 avril, trois avions cargo russes du MSU ont acheminé dans la capitale serbe 120 tonnes de fret.

Dans le cadre de cette opération humanitaire, 160 tonnes de produits alimentaires, notamment des conserves de viande et de poisson, des aliments pour enfants, du gruau, du sucre, ainsi que des équipements médicaux et des médicaments ont été acheminés à Belgrade. Le montant total de l’aide s’élève à 40 millions de roubles (environ un million d’euros).

Selon le gouvernement serbe, plus de 8.000 familles sont dans une situation précaire au Kosovo. A Belgrade, le fret est remis à l’antenne locale de la Croix-Rouge, chargée de le distribuer à la population serbe du Kosovo.

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Procès Haradinaj: l’impartialité du TPI contestée par la Russie

Geplaatst door Kris Roman op april 7, 2008

L’acquittement de l’ex-premier ministre du Kosovo et leader des séparatistes albanais, Ramush Haradinaj, prononcé la semaine dernière par le Tribunal international de la Haye pour l’ex-Yougoslavie, met en doute la partialité de cette cour de justice, selon un communiqué du ministère russe des AE (MID) diffusé lundi.

Le TPI a acquitté jeudi Ramush Haradinaj, accusé de crimes contre l’humanité et de violation des lois et coutumes de guerre lors des événements du Kosovo en 1998-1999, alors qu’il occupait de hautes fonctions au sein du commandement de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) dans la région kosovare de Dukadzin. Haradinaj était le plus haut gradé de l’UCK à se retrouver au banc des accusés au tribunal de la Haye. L’accusation avait requis contre lui 25 années de privation de liberté.

Le récent verdict d’acquittement met en doute la partialité et l’objectivité du TPI et fait ressortir les doubles standards appliqués par cette cour de justice à l’égard des parties aux conflits, poursuit le communiqué de la diplomatie russe.

Ramush Haradinaj est accusé de nombreux crimes contre l’humanité et crimes de guerre contre les Serbes du Kosovo, souligne le MID.

“La fragilité du dossier de l’accusation semble à l’origine de ce verdict d’acquittement. D’autre part, il apparaît que de nombreux matériaux à charge n’ont pas été pris en considération lors du procès”, précise le communiqué du MID.

La partie russe a attiré l’attention sur le déroulement scandaleux du procès contre Ramus Haradinaj. Les témoins ont fait l’objet de pressions, quand ils n’étaient physiquement liquidés, note le document du MID.

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Le Kosovo : nouveau protectorat américain ?

Geplaatst door Kris Roman op april 1, 2008

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Le Kosovo, que les Allemands nomment aussi l’Amselfeld, le « Champ des Merles », est une région au centre de la péninsule balkanique, dont les frontières touchent au sud-ouest l’Albanie, au nord-ouest le Monténégro, au nord et à l’est la Serbie aujourd’hui réduite et, au sud-est, la Macédoine. Après la guerre de 1999, le Kosovo a reçu, par le truchement de la résolution 1244 des Nations Unies, le statut d’un territoire autonome à l’intérieur de la Serbie et a été placé sous l’administration de l’ONU.

Les frontières occidentales et méridionales du Kosovo sont constituées de zones montagneuses. Au centre de cette cuvette, nous trouvons deux plaines : celle du Champ des Merles, avec Pristina pour capitale, et la Métochie à l’Ouest, dont le centre est Prizren. Les deux plaines sont séparées par une zone de collines, semi-montragneuse. Le Kosovo, avec ses 10.877 km?, a une superficie a peu près égale au tiers de celle de la Belgique. Sa densité démographique de 175 habitants par km? en fait un territoire à la population relativement dense. On estime que la population du Kosovo est d’environ 1,9 million d’habitants. Cette population est très jeune : 33% a moins de quinze ans ; 6% seulement a plus de 65 ans. Entre 350.000 et 400.000 Kosovars vivent à l’étranger, surtout en Allemagne, en Autriche et en Suisse. D’après des estimations récentes de l’OSCE, 91% de la population du Kosovo est albanaise, 5% est serbe et les derniers 4% sont constitués d’autres minorités, surtout des Tziganes et des Turcs. A la suite des élections parlementaires du 17 novembre 2007, que les Serbes ont boycottées, le PDK, ou « Parti Démocratique du Kosovo », formation du chef de l’opposition Hashim Thaçi, est devenu la principale force politique du pays. Une semaine après ces élections, ont commencé les ultimes négociations entre Serbes et Albanais du Kosovo à Baden près de Vienne. Elles se sont terminées le 28 novembre 2007 sans qu’un accord n’ait été conclu. Après cet échec, le Président Sejdiu a exclu toute poursuite des négociations avec la Serbie et a annoncé que la seule alternative serait de proclamer bien vite l’indépendance du Kosovo.

 

C’est ainsi que l’indépendance du Kosovo est devenue une probabilité toujours plus grande, même si la Serbie, et son allié traditionnel, la Russie, ont annoncé que ce ne serait pas sans conséquences. Les Albanais du Kosovo reçoivent le soutien des Etats-Unis et de l’Union Européenne. Même l’ancien ministre allemand des affaires étrangères, l’écologiste Fischer, n’hésite pas à transgresser certaines règles diplomatiques et à propager l’idée d’un Kosovo indépendant. Mais l’histoire nous enseigne toutefois que le Kosovo est le cœur même de la Serbie.

 

Une histoire sanglante

 

Ce n’est pas sans raison qu’un homme politique macédonien, il y a quelques années, qualifiait les Balkans de « débris d’empires ». Longtemps peuplé de populations de souche illyrienne, le Kosovo est devenu la patrie des Serbes, une population slave méridionale. Au départ, le Kosovo a été le centre de la Serbie médiévale. Le biographe de Charlemagne, Eginhard, mentionne déjà la Serbie en 822. L’Albanie n’apparaîtra dans les textes médiévaux qu’en 1272, après qu’elle eût été fondée par Charles d’Anjou. Avant l’occupation ottomane à la suite de la défaite serbe du Champ des Merles en 1389, aucune chronique n’évoque d’Albanais en Serbie. Ce n’est qu’après l’occupation complète de la Serbie par les Turcs musulmans que les Albanais pénètrent dans cette région située au nord de leur zone de peuplement, après avoir adhéré en masse à la religion islamique. Les historiens albanais voient dans les Albanais des descendants des Illyriens, ce qui est cependant contesté. Les Serbes quittent le pays par vagues, ce qui diminue leur pourcentage au sein de la nouvelle population.

A la suite des avancées des troupes du Prince Eugène de Savoie-Carignan, qui battent les Turcs, les Serbes se soulèvent au Kosovo et font payer cher aux occupants ottomans les avanies que ceux-ci leur avaient fait subir. La « Grande Migration » de 1690 mena beaucoup de Serbes sur le territoire de l’actuelle Croatie, où les souverains autrichiens les utilisèrent comme paysans-colons et garde-frontières, dotés de privilèges, le long de la frontière militaire austro-ottomane, afin de prévenir et contenir toute nouvelle invasion turque.

En 1871, le rapport était de 318.000 Serbes pour 161.000 Albanais au Kosovo. Tandis que la Serbie était devenue complètement indépendante en 1878, la domination turque au Kosovo ne se termina qu’en 1912. Dans les dernières années de l’occupation ottomane, la terreur anti-serbe alla crescendo, tant et si bien que peu avant que n’éclate la première guerre mondiale en 1914, il n’y avait plus que 90.000 Serbes dans la région. Pendant la seconde guerre mondiale, la Kosovo appartenait à l’Albanie qui était protectorat italien. Tandis que les Serbes sont demeurés jusqu’à nos jours assez germanophobes, l’Allemagne était généralement adulée chez les Albanais. Il y eut même une division de Waffen-SS constituée de volontaires albanais (la Division « Skanderbeg »).

Après 1945, le chef de la nouvelle Yougoslavie communiste, Tito, interdit aux Serbes de revenir sur le territoire du Kosovo, alors qu’il laissait les frontières entre la Serbie et l’Albanie ouvertes, ce qui entraîna l’immigration de 100.000 Albanais sur le territoire kosovar, sous souveraineté yougoslave. Sous Tito régnait un véritable embargo sur toutes les informations en provenance du Kosovo. Finalement, la minorité serbe subit ouvertement attaque sur attaque, ce qui, d’après des sources américaines, a entraîné l’exode hors du Kosovo de quelque 60.000 Serbes entre 1972 et 1982. En 1974, le régime titiste accorde une autonomie élargie aux Albanais du Kosovo. Cette autonomie fut annulée en 1989 après l’énorme vague d’indignation qui secoua la Yougoslavie après que les Albanais eurent commis des viols en masse et des voies de fait contre des concitoyens non albanais au Kosovo.

Dans les années 90, l’UçK se constitue grâce aux appuis que lui procurent les services secrets américains. L’UçK entendait systématiser la terreur pour parvenir à un Kosovo indépendant. L’appareil policier serbe riposta, avec toute la rigueur voulue, en 1999. L’exode des Albanais du Kosovo vers l’Albanie fut le prétexte saisi par l’OTAN pour intervenir militairement contre la Serbie. En Allemagne, le gouvernement rouge-vert de l’époque participa allègrement à cette violation flagrante du droit des gens, déguisée en « action de représailles », alors qu’un pays de l’OTAN comme la Grèce a eu le courage d’exprimer à l’égard de la Serbie sa « solidarité orthodoxe » et de rester neutre. Depuis 1999, 16.000 soldats de la KFOR, sous le commandement de l’OTAN, sont stationnés au Kosovo, dont 3500 militaires de la Bundeswehr allemande. Malgré cette présence, personne ne s’attend à une relance économique de la province, vu le taux de chômage de 70% qui y règne.

Aujourd’hui, on parle d’installer au Kosovo un protectorat américain supplémentaire, après que l’expérience bosniaque se soit, elle aussi, avéré un fiasco total. Dans le nouveau cabinet kosovar, on constate, par exemple, que le ministère de l’énergie sera confié à l’économiste Justina Pula-Shikora, qui avait travaillé jusqu’ici à la fameuse Fondation Soros à Pristina. L’Etat du Kosovo ne sera donc jamais qu’une marionnette aux mains de Washington. Pour amadouer le gouvernement de Belgrade, on promet aux Serbes qu’ils pourront adhérer à l’UE. Le contribuable allemand ira bien entendu de sa poche pour financer ce marché de dupes.

 

Un avenir sanglant ?

 

Il serait tout à fait incongru d’appliquer des critères centre-européens dans une région comme les Balkans. Sur le plan historique, le Kosovo a appartenu politiquement, depuis toujours, à la Serbie. Mais la Voïvodine, très fertile sur le plan agricole, appartenait jadis ethniquement à la Hongrie et est aujourd’hui peuplée majoritairement de Serbes. Quant aux Serbes de Bosnie, qui menacent de proclamer leur propre Etat indépendant sur le territoire bosniaque, ils ne sont arrivés là qu’à partir du 16ième siècle. Beaucoup d’entre eux venaient d’ailleurs du Kosovo. Il faut aussi se rappeler qu’une grande partie des 600.000 Serbes qui ont vécu pendant plusieurs siècles en Krajina, un territoire croate, ont quitté la Croatie après l’opération « Tempête » du Général Ante Gotovina en 1995.

Le mieux, à l’évidence, est de trouver des solutions pacifiques à cet imbroglio, prévoyant des entités ethniquement homogènes et cohérentes sur le plan territorial. On pourrait éventuellement procéder à des « échanges territoriaux » et à des compensations matérielles. Or ce sont précisément des solutions pacifiques de ce type-là que l’Occident, avec les Etats-Unis en tête, a sans cesse torpillé. Car finalement l’existence d’entités étatiques fragiles sert l’hégémonisme global. Les faiblesses intérieures entraînent la dépendance en politique extérieure. Cette réalité vaut sur le plan de la domination culturelle comme sur celui de la domination économique, ce que démontrent notamment les privatisations au profit de consortiums étrangers en Bosnie et au Kosovo. Ce dernier détient, soulignons-le, les plus grandes ressources en minerais divers d’Europe. Les Balkans ont toujours eu une grande importance géopolitique et, au beau milieu de ceux-ci, le Kosovo réunit à lui seul tous les atouts stratégiques de la péninsule. Il est à la croisée des voies de communications, à cheval sur les lignes de fracture de demain, quand il s’agira de maîtriser les sphères d’influence politiques et les réserves de matières premières.

L’offre serbe d’accorder une très large autonomie au Kosovo, d’accepter que se constitue une équipe de football kosovar indépendante et que la province aujourd’hui majoritairement albanophone dispose de représentations diplomatiques a été une offre correcte, une ouverture au dialogue intelligente et posée. Mais les Kosovars, excités par les Américains, ont exigé l’indépendance totale. Même si l’on raisonne en termes d’ethnies, de patries charnelles ou d’appartenance linguistique, on doit alors partir du principe minimal d’une partition possible et nécessaire du Kosovo entre la Serbie et l’Albanie. En effet, au nord de la rivière Ibar, la majorité de la population est serbe. En revanche, si l’on raisonne en termes d’histoire et de culture, cette partition est impensable pour les Serbes car la plupart des monuments religieux et des monastères serbes se situent au-delà de la rive sud de l’Ibar.

Si d’aventure le Kosovo devenait définitivement indépendant, les mouvements sécessionnistes auraient le vent en poupe dans le monde entier, ce qui constituerait un désavantage évident pour la Russie, principal adversaire géopolitique des Etats-Unis. La problématique du Kosovo montre, de manière exemplaire, que tout assemblage étatique multiculturel est, à terme, menacé d’éclatement et, qu’en fin de compte, seules les puissances extérieures à l’espace (« raumfremde Mächte ») profitent de leurs tensions intérieures. La protection qu’accordent les Etats-Unis aux Albanais musulmans du Kosovo ne tiendra qu’aussi longtemps que cela conviendra aux intérêts des cénacles dominants de New York et Washington. Si, un jour, les Albanais du Kosovo décidaient de mener leur politique à leur guise, ils devront vite déchanter et il ne leur resterait plus qu’à méditer un adage jadis forgé par Ernst Niekisch : « Celui qui a l’Amérique pour amie, n’a plus besoin d’ennemis ! ».

 

Safet BABIC

 

(article paru dans « Deutsche Stimme », février 2008 ; cf. http://www.deutsche-stimme.de ; trad. franç. : Robert Steuckers et Novopress, 28 mars 2008)

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Le Pentagone prend racine au Kosovo

Geplaatst door Kris Roman op maart 27, 2008

 Par Tamara Zamiatina, pour RIA Novosti

 

Les avertissements faits par nombre d’experts avant l’indépendance du Kosovo commencent à se réaliser: tous les attributs d’une grande base militaire de l’OTAN et des Etats-Unis apparaissent en catimini sur le territoire enlevé à la Serbie. La décision du président George W. Bush de commencer à livrer des armes au Kosovo est l’un des derniers indices en date de ce processus. Moscou a insisté sur la convocation d’une réunion extraordinaire du Conseil Russie-OTAN, qui se tiendra vendredi 28 mars à Bruxelles. D’ailleurs, il est douteux qu’il soit possible de persuader ce conseil d’intervenir, car il s’est toujours révélé peu utile. A propos, le président Bush a pris cette décision deux jours après la visite à Moscou de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, qui ont appelé à renforcer la coopération, à étendre les consultations et, en général, à assurer la transparence.

 

La précipitation avec laquelle le Pentagone accorde sa protection à l’oisillon encore sans plumes qu’est le Kosovo ne peut témoigner que d’une chose: l’Occident n’est pas certain que la paix règnera dans les Balkans aussitôt après la séparation du Kosovo d’avec la Serbie. Cependant, c’est bien sur la rhétorique de la nécessité de mettre fin à la crise yougoslave que l’Occident s’est appuyé pour justifier son soutien aux séparatistes kosovars. De quelle paix peut-il s’agir dès lors qu’on arme une partie contre l’autre? On est tout simplement en train de verser de l’essence sur un brasier déjà très chaud…

 

Les Serbes l’ont déjà compris. Dans la ville de Kosovska Mitrovica (Nord du Kosovo), ils se sont mis à défendre avec l’acharnement des désespérés leur dernier refuge: le tribunal où siégeaient jadis les magistrats serbes et où siègent aujourd’hui des juges internationaux qui prévoient à terme de transmettre leurs fonctions à des juristes albanais. Du sang a été versé lors d’affrontements avec les forces de la KFOR. Les manifestations en soutien à la minorité serbe du Kosovo se succèdent à Belgrade.

 

La ville de Kosovska Mitrovica, coupée en deux par le fleuve Ibar en communautés albanaise et serbe, sera désormais et pour longtemps une pomme de discorde entre les parties opposées. Belgrade a déjà envoyé à l’ONU un message exigeant d’attribuer à la Serbie le Nord de la province, attenant à Kosovska Mitrovica, où résident de façon compacte environ 100.000 Serbes. Ces derniers ont besoin d’une protection physique élémentaire. Mais il est peu probable que cela touche les partisans de l’indépendance du Kosovo à l’ONU. Dans la première moitié des années 90, les pays occidentaux avaient fermé les yeux sur l’exil de 300.000 Serbes de Croatie. Peuvent-ils donc se soucier à présent de 100.000 Serbes? “Si 300.000 oiseaux avaient quitté tout à coup une région, le monde serait bouleversé. Mais l’humanité n’a pas remarqué la tragédie des Serbes”, dit-on tristement à Belgrade.

L’intention des Etats-Unis de commencer à livrer des armes au Kosovo s’explique, entre autres, par la volonté de retenir au sein de la province Kosovska Mitrovica, ville serbe insoumise, mais importante d’un point de vue stratégique. Mais il y a également un objectif plus important: donner carte blanche aux Kosovars pour la répression des actions de protestation dans les enclaves serbes à l’échelle de toute la province, estime Elena Gouskova, directrice du Centre d’étude de la crise balkanique contemporaine de l’Institut d’études slaves de l’Académie russe des sciences.

 

Les livraisons d’armes aux Kosovars sont une sorte de légalisation des futures actions des Albanais ayant pour but d’évincer la minorité serbe de la province. Autrement dit, les pays occidentaux assurent aux Kosovars la possibilité d’achever un processus déjà entamé: nettoyer la province de la population non-albanaise, mais à condition qu’ils le fassent eux-mêmes, pour éviter de compromettre les soldats de la paix de l’OTAN faisant partie de la KFOR et, à plus forte raison, l’Amérique.

 

Il semble également que la province du Kosovo soit appelée à devenir le premier Etat dans l’histoire se trouvant sous protectorat de l’OTAN. Les soldats de la paix de l’Alliance, au sein de la KFOR, maintiennent l’ordre dans la province depuis déjà neuf ans. Si l’on prend en considération l’admission prévue à l’organisation de l’Albanie, de la Macédoine et de la Croatie au cours du sommet de l’OTAN qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest, la province du Kosovo pourrait devenir le plus puissant appui de l’Alliance dans les Balkans. La base militaire américaine de Camp Bondsteel, la plus grande des Etats-Unis hors de leur territoire, y est déjà installée. Et le Pentagone a abordé la construction d’une deuxième base militaire au Kosovo, rappelle Elena Gouskova.

 

Leonid Ivachov, président de l’Académie des problèmes géopolitiques, se dit certain que la stabilité dans les Balkans, et même en Europe, n’est pas nécessaire à Washington, en tout cas en ce qui concerne l’administration actuelle. “Dans une situation de stabilité, les Etats-Unis ne peuvent pas influer sur les événements. Si le calme règne en Europe, l’Amérique n’aura rien à y faire. La stratégie politique des Etats-Unis consiste à diriger par le chaos”, affirme le général Ivachov. Selon ses renseignements, l’Amérique prévoit de livrer au Kosovo des armes d’infanterie légères et des véhicules blindés sans matériel lourd. Mais, à l’étape suivante, des cadres albanais seront formés pour l’aviation et les unités de chars.

 

Que peut faire la Russie dans ces conditions? Hélas, pas grand chose. Elena Gouskova et Leonid Ivachov estiment qu’en plus de l’aide humanitaire aux habitants des enclaves serbes du Kosovo, déjà annoncée, le Kremlin pourrait poser la question de l’introduction d’un contingent de paix russe dans la région de Kosovska Mitrovica. Les experts russes discutent également de l’introduction de forces de paix russes dans le Sud de la Serbie, limitrophe du Kosovo. Mais il est peu probable que le président pro-européen Boris Tadic se risque à adresser une telle demande à la Russie. Par conséquent, Moscou ne peut employer que des moyens purement diplomatiques pour influer sur la situation. Quant aux moyens économiques, à savoir la participation du Kosovo au projet de gazoduc South Stream, la Russie n’y a pas eu recours, faute d’en avoir eu la possibilité, ou tout simplement parce qu’elle n’a pas souhaité le faire.

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Kosovo: pas de reconnaissance de l’indépendance par Chypre (président)

Geplaatst door Kris Roman op maart 26, 2008

Chypre ne peut pas reconnaître l’indépendance unilatéralement proclamée du Kosovo face à la Serbie, a déclaré mardi dans une interview le président chypriote Demetris Christofias, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.

“En tant qu’Etat dont l’intégrité territoriale et la souveraineté sont bafouées depuis 34 ans, Chypre ne peut tout simplement pas reconnaître les résultats des actes séparatistes dirigés contre la Serbie et son intégrité territoriale”, a-t-il poursuivi.

Dans le même temps M. Christofias s’est formellement opposé à l’identification de la situation au Kosovo à celle de Chypre dont la partie nord est occupée par la République turque (autoproclamée) de Chypre-Nord (RTCN).

“Je dirais que le seul point commun entre les cas du Kosovo et de Chypre est que dans ces deux cas les normes du droit international sont bafouées, ainsi que les résolutions explicites du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies. De ce fait, l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance tant de la Serbie que de la République de Chypre sont grossièrement violées”, a ajouté le président chypriote.

Ceci dit, M. Christofias a exprimé une profonde reconnaissance à la Russie pour son rôle constructif dans le processus de règlement chypriote.

Chypre est divisée depuis 1974 à la suite de l’invasion et de l’occupation par l’armée turque du tiers nord de l’île après une tentative de coup d’Etat contre le président Makarios.

La première rencontre entre le président chypriote Demetris Christofias et le leader des Turcs chypriotes Mehmet Ali Talat s’est déroulée à Nicosie le 21 mars dernier sous l’égide de l’ONU.

L’indépendance du Kosovo proclamée par le parlement de la province le 17 février a été reconnue par une trentaine de pays, dont les États-Unis et plusieurs pays membres de l’Union Européenne (UE). Tout comme la Serbie, la Russie a considéré la proclamation unilatérale de l’indépendance comme une violation des normes du droit international.

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Milorad Cavic

Geplaatst door Kris Roman op maart 25, 2008

Zwemmer Cavic geschorst wegens 'Kosovo-shirt'De provocerende Mirolad Cavic (foto EPA) Milorad Cavic celebrates Serbia's first-ever European swimming title wearing a t-shirt that says 'Kosovo is Serbia' [AFP]

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Kosovo: la solidarité musulmane va-t-elle fonctionner?

Geplaatst door Kris Roman op maart 20, 2008

kosovokaart&mosslims      

Par Maria Appakova, RIA Novosti

 

http://fr.rian.ru/analysis/20080222/99861431.html

 

La liste des pays prêts à reconnaître le Kosovo indépendant s’accroît progressivement. Mais de nombreux pays, dont des Etats arabes et musulmans, hésitent encore, bien que Washington les pousse à faire preuve de solidarité avec les musulmans du Kosovo. Quelle en est la cause?

Au cours d’un point de presse qui a suivi la proclamation de l’indépendance du Kosovo, le sous-secrétaire d’Etat américain pour les affaires politiques Nicholas Burns a salué la reconnaissance de cette démarche par l’Organisation de la conférence islamique (OCI) et donc par les gouvernements des Etats faisant partie de cette structure: “Nous considérons comme très positif le fait qu’un Etat musulman, un Etat à majorité musulmane, ait été créé aujourd’hui”.

C’est aux Européens de décider si M. Burns a raison ou pas. Même sans cela, les médias occidentaux, y compris américains, débordent de préoccupations liées à la création d’une enclave musulmane au sein de l’Europe, qui pour l’instant demeure majoritairement chrétienne. La question de l’identité européenne est des plus douloureuses. Elle se pose sans cesse, tantôt lors de l’examen de la Constitution européenne et des perspectives d’adhésion de la Turquie à l’UE, tantôt lors du règlement des problèmes des immigrés, ou bien encore pendant les troubles qui ont suivi la publication de caricatures de Mahomet dans la presse européenne. Mais, répétons-le, cette discussion est l’affaire des Européens. De même que les nouvelles tentatives de Washington de jouer sur le facteur islamique.

A l’heure actuelle, la question la plus importante est de savoir si le cas du Kosovo constituera un précédent pour d’autres territoires. C’est là que réside la cause de l’incertitude de nombreux pays, dont des Etats musulmans, quant à l’opportunité de reconnaître l’indépendance du Kosovo, du moins, ils ne s’empressent pas de figurer parmi les premiers à le faire. Le simple facteur de la solidarité islamique, sur lequel comptaient les Etats-Unis, n’est pour l’instant pas “opérationnel”.

Parmi les premiers pays membres de l’OCI à avoir reconnu, presque immédiatement, l’indépendance du Kosovo, on trouve la Turquie, l’Afghanistan et le Sénégal. Trois Etats sur les presque soixante membres de cette organisation. Les autres attendent, en premier lieu à cause de la menace potentielle d’une scission intérieure et/ou d’une éventuelle déstabilisation de la situation chez leurs voisins. Citons simplement quelques zones potentiellement dangereuses: l’Iran, avec des enclaves kurdes et azerbaïdjanaises, le Maroc, avec son problème du Sahara occidental et les troubles réguliers au sein de la population berbère. Le même problème berbère se pose en Algérie. Ajoutez-y d’importantes communautés chiites installées sur les territoires des monarchies du golfe Persique. Les chiites constituent près des deux tiers de la population du Bahreïn, environ 15% en Arabie Saoudite, 11% au Qatar, et 17% aux Emirats arabes unis. Les relations entre ces communautés et le pouvoir central sont loin d’être faciles. La situation en Syrie est, elle aussi, potentiellement explosive. Bien qu’apparemment, la situation soit stable, il suffirait pour le pouvoir central de fléchir quelque peu pour que les conflits intercommunautaires deviennent manifestes. Nul ne doute cependant que la situation dans ce pays est loin d’être aussi difficile qu’au Liban et en Irak.

D’ailleurs, aucun habitant de ces zones explosives n’a encore eu le courage de se déclarer prêt à suivre l’exemple kosovar. Et ce, pas seulement parce que, du point de vue juridique et politique, il ne serait pas tout à fait justifié de comparer ces situations avec celle du Kosovo. Le danger de l’indépendance du Kosovo réside en premier lieu dans le fait que cette décision a été prise sans l’aval des Nations unies, grâce uniquement au soutien des Etats-Unis et de certains Etats européens. C’est-à-dire que la conjoncture politique l’a emporté sur le droit international. Par conséquent, tous ceux qui souhaiteront suivre l’exemple des Albanais du Kosovo pourront jouer le même jeu. Tout dépend de ce qui est le plus avantageux pour Washington. Et c’est justement ce que cherchent à comprendre ceux qui pourraient éventuellement suivre la voie kosovare et ceux qui redoutent la réalisation d’un tel scénario dans leurs pays.

Ce n’est pas un hasard si, quelques jours après la proclamation de l’indépendance du Kosovo, les Kurdes ne se sont toujours pas décidés à suivre cet exemple. Et ce, bien que le problème kurde soit le plus souvent cité par analystes et médias, notamment aux Etats-Unis et en Turquie, dans ce contexte. La question est de savoir comment dire “non” aux Kurdes en ayant dit “oui” au Kosovo.

La situation kurde rappelle beaucoup celle du Kosovo. Mais la donne politique n’est pas favorable aux Kurdes. La plus grande part des territoires majoritairement kurdes se trouvent répartis dans quatre pays: Turquie, Irak, Iran et Syrie. Aussi grand que soit le désir de Washington de piquer au vif Damas et Téhéran, il ne sapera jamais les intérêts d’Ankara, son partenaire et allié de longue date. Qui plus est, les Américains ne se mêlent pas des opérations militaires menées par la Turquie contre les “séparatistes kurdes”. En ce qui concerne les Kurdes irakiens, ils ont eux-mêmes besoin du soutien des Etats-Unis, qui leur garantit la sécurité et de considérables dividendes politiques et économiques. C’est pour cette raison que les Kurdes ne se jettent pas sur l’occasion d’être les premiers à emboîter le pas aux Albanais du Kosovo, et qu’Ankara peut déclarer sans crainte qu’il reconnaît l’indépendance du Kosovo.

A la différence des Kurdes, les Palestiniens, eux, ne sont pas restés muets. Yasser Abd Rabbo, l’un des conseillers du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, vient de déclarer que les Palestiniens pourraient suivre l’exemple du Kosovo et proclamer unilatéralement la création d’un Etat indépendant si le dialogue avec Israël ne donnait pas les résultats escomptés. Ceci a, il est vrai, été aussitôt démenti par d’autres hommes politiques palestiniens de haut rang, dont Mahmoud Abbas, qui préconise la poursuite des négociations. Encore une fois, la question n’est pas de savoir si la situation ici ressemble ou non à celle du Kosovo, aussi grande que soit l’aspiration de Washington à tout réduire à cela, quand il prétend que la proclamation de l’indépendance du Kosovo est un cas unique. Tout est beaucoup plus simple: pour l’instant, les Etats-Unis soutiennent par tous les moyens, et même promeuvent, la poursuite des négociations palestino-israéliennes et insistent sur une proclamation rapide de l’indépendance de la Palestine. Si la donne change, les Palestiniens se souviendront sans aucun doute de l’exemple du Kosovo. Et ils seront soutenus dans cette voie par d’autres forces dans le monde musulman.

En attendant, la majorité des gouvernements continuent à calculer ce qui leur reviendra le plus cher, reconnaître l’indépendance du Kosovo ou bien conserver la neutralité sur cette question.

 

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l’auteur.

 

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Kosovo: vers un nouveau conflit gelé (expert)

Geplaatst door Kris Roman op maart 19, 2008


La situation au Kosovo pourrait prendre la forme d’un nouveau conflit gelé, estime l’organisation non gouvernementale International Crisis Group (ICG).

“Il existe un risque réel que la tension dans le nord du Kosovo s’intensifie et que la province rejoigne la liste des conflits gelés”, lit-on dans un rapport d’ICG diffusé à Bruxelles.

Selon les experts, la stratégie de l’Union européenne et de l’OTAN au Kosovo est mal préparée à agir en cas d’actes de violence.

Lors d’une opération destinée à déloger des juristes serbes qui occupaient un tribunal de l’ONU, qui a dégénéré en affrontements avec la population au cours desquels un soldat ukrainien a trouvé la mort, et faisant de nombreux blessés, les agissements de la KFOR et de la MINUK “ressemblaient plus à une riposte spontanée à une provocation” qu’à un plan soigneusement mis au point, poursuit le document.

L’ICG recommande à cet égard à l’Union européenne et aux Etats-Unis “d’encourager au maximum la reconnaissance bilatérale du Kosovo, d’exercer des pressions afin d’obtenir la représentation de Pristina au sein des organisations internationales, d’expédier des messagers politiques de haut rang et de fournir rapidement une aide financière et technique au nouveau gouvernement”.

L’indépendance du Kosovo, proclamée unilatéralement le 17 février dernier par le parlement et a été reconnue par 32 pays dont les États-Unis et plusieurs pays de l’Union Européenne (UE), notamment par la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France. La Russie et la Serbie ont qualifié cette décision de contraire aux normes du droit international.

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Violences au Kosovo: Belgrade réclame la libération des Serbes arrêtés

Geplaatst door Kris Roman op maart 17, 2008



  Le ministre serbe pour le Kosovo Slobodan Samardzic a demandé la libération des Serbes arrêtés lundi par la police internationale pour avoir occupé un tribunal de l’ONU à Mitrovica, et a qualifié l’usage de la violence par la MINUK d’”inadmissible et de barbare”.

Le ministre serbe pour le Kosovo Slobodan Samardzic a demandé la libération des Serbes arrêtés lundi par la police internationale pour avoir occupé un tribunal de l’ONU à Mitrovica, et a qualifié l’usage de la violence par la MINUK d’”inadmissible et de barbare”. Les forces de l’ordre ont délogé lundi, appuyés par des blindés, les juristes serbes qui occupaient depuis vendredi un tribunal de l’ONU à Mitrovica, principale ville du nord du Kosovo divisée entre Serbes minoritaires au nord et Kosovars albanais au sud. Les juristes réclamaient que le tribunal soit placé sous la responsabilité de Belgrade. Des échauffourées ont éclaté après cet événement, et les forces de l’ordre ont utilisé les gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes contre les manifestants. ”C’est d’autant plus inacceptable que je m’étais entretenu hier soir avec l’adjoint du représentant spécial de l’ONU au Kosovo, Larry Rossin et lui avais proposé de régler toutes les questions en suspens entre l’ONU et la Serbie. En outre, nous avions décidé que rien de serait entrepris avant mon arrivée”, a déclaré M. Samardzic en visite au Kosovo. Le ministre souhaitait engager des négociations avec les employés du tribunal, mais la MINUK et la KFOR ont unilatéralement engagé “une action violente, en provoquant la population, ce qui a entraîné des troubles dans les rues”. M. Samardzic réclame la libération des personnes détenues, les actions de la mission internationale étant inacceptables. Selon la police, 53 Serbes ont été interpellés. Certains d’entre eux ont été par la suite libérés par les manifestants qui ont barré la route aux véhicules policiers. Trente-trois membres de la police internationale et 80 Serbes ont été blessés pendant les affrontements. 

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Kosovo: une vingtaine de Serbes blessés à Kosovska-Mitrovica

Geplaatst door Kris Roman op maart 17, 2008

Une vingtaine de Serbes au moins ont été blessés dans des accrochages à Kosovska-Mitrovica, ville du nord du Kosovo, après l’occupation par la police de l’ONU et des militaires de la KFOR de l’édifice du tribunal local, a annoncé l’agence Beta. Selon l’agence, deux Serbes ont été blessés par armes à feu. L’un d’eux a été transféré d’urgence à Belgrade, d’autres blessés ont été hospitalisés à Kosovska-Mitrovica. Les forces spéciales de la mission civile de l’ONU (MINUK) ont pris d’assaut l’édifice du tribunal occupé depuis vendredi dernier par des juristes serbes qui exigent de retrouver leur emploi. Les accrochages se sont poursuivis toute la première moitié de la journée. La police a recouru aux gaz lacrymogènes et aux grenades assourdissantes. Selon la police, 53 Serbes ont fait l’objet d’interpellations. Certains d’entre eux ont été par la suite libérés par les manifestants qui ont barré la route aux véhicules policiers.

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Occupation de tribunaux de l’ONU au Kosovo: la MINUK intervient manu militari

Geplaatst door Kris Roman op maart 17, 2008



     
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les forces spéciales de la MINUK appuyées par des blindés ont investi lundi matin le tribunal de Kosovska Mitrovica, occupé par des manifestants serbes qui exigeaient que les tribunaux soient placés sous le contrôle de l’Etat serbe.
 
 
 
 
53 personnes ont été menottées et embarquées au cours de l’opération, a annoncé lundi l’agence de presse Tanjug. 
 
 
 
 
D’autres manifestants situés à l’extérieur ont empêché le départ des véhicules de la police de l’ONU, qui transportaient les personnes arrêtées. Au cours des affrontements qui ont éclaté, une partie des détenus sont parvenus à prendre la fuite. Deux voitures de l’ONU ont été incendiées et la police a utilisé les gaz lacrymogènes. 
 
 
 
 
Selon l’agence, une dizaine de blessés ont été transportés vers l’hôpital de Kosovska Mitrovica. 
 
 
 
 
“Les personnes admises ont été blessés par des grenades choquantes et des engins explosifs”, a déclaré le porte-parole de l’hôpital Vladimir Adzic, ajoutant que leurs jours n’étaient pas en danger. 
 
 
 
 
Comme l’a déclaré le leader du parti “Liste serbe pour le Kosovo”, Oliver Ivanovic, “la police n’avait pas de raisons d’utiliser la force contre les manifestants”, car une solution négociée était possible.

 

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Kosovo: un fanion de la Serbie a coûté le poste à un policier ukrainien de la MINUK

Geplaatst door Kris Roman op maart 17, 2008

   Un policier ukrainien de la Mission d’administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK) a été limogé pour avoir affiché un petit drapeau serbe sous le pare-brise d’une voiture de fonction, rapporte samedi le principal quotidien de la province Koha Ditore.L’indépendance du Kosovo proclamée par le parlement de la province le 17 février a déjà été reconnue par 32 pays, dont les États-Unis et plusieurs pays membres de l’Union Européenne (UE). Vendredi et samedi, les médias kosovars ont publié une photo représentant un policier du contingent ukrainien à bord d’un véhicule. Sous le pare-brise de la voiture, on voyait un fanion serbe. Le commandant régional de la police de la MINUK Larry Wilson a ordonné le licenciement de ce collaborateur ukrainien, a fait savoir aux journalistes le porte-parole de mission Alexandre Ivanko. M. Wilson a formellement interdit de mettre sur les véhicules de police internationale n’importe quel fanion ou autre symbole, sauf l’emblème de l’Organisation des Nations Unies, a indiqué M. Ivanko. 

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Info : Solidarité Kosovo

Geplaatst door Kris Roman op maart 11, 2008

http://www.solidarite-kosovo.com  Monastères détruits, tombes profanées, populations déplacées, villages brûlés, enfants assassinés … L’indépendance du Kosovo, ce n’est pas un acte d’émancipation… C’est avant tout une lourde menace d’épuration ethnique qui pèse sur les Serbes de cette région.L’horreur des pogroms, des viols, des incendies et des pillages perpétrés sur les Serbes du Kosovo ne doit laisser personne indifférent. Le drame qui touche nos frères Serbes est aussi le nôtre.Les enfants étant les premières victimes de ce drame, c’est vers eux que notre action est tournée. Depuis maintenant quatre ans, à l’occasion de la célébration de Noël, nous partons apporter des jouets et des vêtements chauds aux enfants serbes des enclaves du Kosovo et de la Metochie. Le prochain convoi de jouets et de vêtements aura lieu en décembre 2008.Mais entre deux convois, Solidarité Kosovo agit ! Seulement quatre jours après la proclamation d’indépendance du Kosovo nous avons monté une mission d’urgence afin d’amener du matériel de télécommunication aux villages serbes du Kosovo. Cependant, la sécurité procurée par ces relais radio n’est pas encore garantie partout…Nous avons besoin d’aide pour acheter d’autres appareils de télécommunication. Chaque appareil supplémentaire permettra de sécuriser un foyer serbe de plus en cas de pogroms et sauvera peut être la vie d’une famille, d’un enfant ou encore l’honneur d’une jeune fille.Avant de repartir cet hiver apporter des jouets et des vêtements, nous avons besoin de votre soutien pour permettre aux familles serbes de continuer à vivre sur leur terre en sécurité. Nous faisons de cela l’une de nos priorités !

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KOSOVO INDÉPENDANT : HONTE POUR L’OCCIDENT !

Geplaatst door Kris Roman op maart 11, 2008

http://www.dies-irae.eu/ DIES IRAE

Ce qui était en germe depuis près de 10 ans, et que l’on sentait de plus en plus inéluctable s’est produit li y a peu. Ce 16 février 2008 marque un tournant dans l’histoire européenne, par la proclamation d’indépendance unilatérale du Kosovo. Cet acte marque l’aboutissement d’un processus entamé en 1999 par la révolte armée de la population albanaise de confession musulmane du Kosovo, soutenue par la communauté internationale. Cette proclamation, que Dies-Irae condamne fermement, constitue, non seulement une injustice à l’endroit du peuple et de la nation Serbe, mais encore un précédent monstrueux qui peut conduire à la déliquescence des Etats européens.

Revenons sur cette journée du 16 février 2008. L’ensemble des grands médias a présenté le fait comme un moment d’intense émotion : la revanche d’un peuple brimé et opprimé pendant des décennies sous la férule serbe – étrange quand on songe que ces même médias honnissent toute manifestation nationale ou patriotique ! – En revanche, peu ou pas de témoignages de la minorité Serbe du Kosovo, qui hier encore constituait la majorité de la population, (étrange silence des médias si prompt à se soucier du sort des minorités…). Car, écrivons le encore et toujours, le Kosovo, fait partie de la Serbie, le Kosovo est la Serbie. Cette province est le centre de la culture serbe, de la mémoire serbe, de l’Orthodoxie serbe. Cette région compte des centaines de monastères Orthodoxes, berceaux de la culture Serbe, et centres de résistances lors de la longue occupation Ottomane, entre le XVIème et le XIXème siècle ; elle fut aussi un haut lieu de la résistance à cette invasion et fut un des derniers bastions face à l’Islam conquérant.Le Kosovo est pour la Serbie ce que le Val de Loire ou les champs de bataille de l’Est sont pour la France. Comment s’étonner ensuite que les réactions du peuple serbe dans son ensemble aient été si fortes, si passionnées. Cette réponse à l’injustice doit nous remplir d’espérance : un peuple, fier de ses racines et de son histoire, peut se rebeller contre la fatalité et contre la toute puissance du Nouvel Ordre Mondial. Nous ne pouvons que féliciter ce peuple vaillant, mis au banc des nations depuis 15 ans, qui refuse de plier l’échine, et tout simplement de mourir. Oui le Kosovo est indépendant, mais jamais le peuple Serbe n’acceptera cet état de fait, car il est l’inacceptable, il est la manifestation violente du droit du plus fort, du droit de l’oppresseur.Les manifestations gigantesques qui se déroulent dans toute la Serbie, sont le signe de la volonté de vivre du peuple Serbe. Cette vitalité était déjà patente lors de l’élection présidentielle qui a vu le candidat nationaliste du SRS, M.Tadic, flirter avec les 49% des suffrages. D’aucuns dans notre mouvance ont sous-entendu que les Serbes s’étaient laissés corrompre par les promesses de l’Union Européenne. C’était oublier les difficultés que connaît le pays depuis 1999, et la puissance de manipulation des observateurs occidentaux. Reste que si le résultat a pu décevoir, il est à comparer avec les meilleurs scores de la Droite Nationale en Europe qui n’excèdent pas 28%.La mobilisation de toute la Serbie contre l’indépendance du Kosovo, doit nous rassurer quant à la force morale de son peuple et nous amène à nous poser des questions sur notre propre capacité à réagir. Ne nous voilons pas la face, un jour ce ne sera plus le Kosovo qui réclamera son indépendance, mais des provinces Françaises, Ile-De-France, ou Provence, submergées par les flux migratoires extra-européens. Quelle sera notre réaction ce jour là ? Comment l’état français, qui a bombardé la Serbie en 1999, pourra-t-il refuser aux Arabo-Musulmans devenus « chez eux, chez nous », de se constituer en Etat indépendant ? Et nous, Français de souche, quelle sera notre réaction ? Serons nous capables de lutter jusque au bout pour sauvegarder la terre de nos ancêtres ?La lutte qui se joue en Serbie nous concerne tous car elle touche l’essence même de ce qu’est une Nation. A ce titre Dies-Irae s’oppose à l’indépendance de la province Serbe du Kosovo, car celle-ci est contraire à la souveraineté des Nations. Nous refusons qu’une terre Européenne et Chrétienne, retombe sous le joug de l’Islam. Nous soutenons l’effort du peuple Serbe dans sa lutte contre le mondialisme niveleur et nous encourageons toute initiative d’aide à la cause Serbe.

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Serbie-Russie: l’abolition des visas encouragera les investissements russes (ministre serbe)

Geplaatst door Kris Roman op maart 7, 2008

L’annulation par la Serbie des visas pour les ressortissants russes entraînera un afflux notable d’investissements russes en Serbie, a estimé le président de la Commission économique serbe pour le Kosovo et un des auteurs de cette décision, Nenad Popovic.”Je pense que cette démarche va entraîner un afflux d’investisseurs et de touristes russes, et va se répercuter sur le développement économique de la Serbie et le renforcement des liens entre les deux pays”, a déclaré M. Popovic vendredi dans un entretien accordé à l’agence Tanjug.Avec cette mesure, a poursuivi M. Popovic, la Serbie a “explicitement confirmé que la Russie était son principal partenaire et sa principale alliée, avec laquelle il faut promouvoir les rapports dans tous les domaines, de l’économie et la politique à la recherche et l’éducation”.M. Popovic qui a été l’une des premières personnalités officielles serbes à avoir proposé en 2007 l’annulation des visas pour les ressortissants russes a exprimé l’espoir que la Russie prendrait des mesures analogues à l’égard des citoyens serbes.Jeudi, le gouvernement serbe a décidé à titre unilatéral d’abolir les visas pour les ressortissants russes. D’après Branko Radosevic, vice-ministre serbe des Affaires étrangères, cette décision pourrait entrer en vigueur dans une semaine.

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Histoire du conflit du Kosovo

Geplaatst door Kris Roman op maart 2, 2008

histoire-du-conflit-de-kosovo.jpg  Source : RIA Novosti 

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Servische betoging/manifestation – Brussel 24-02-2008

Geplaatst door Kris Roman op maart 1, 2008

Foto’s :  © Kris Roman- Euro-Rus  ssa55457.jpg  ssa55464-kopie.jpg

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Servische betoging/manifestation – Brussel 24-02-2008

Geplaatst door Kris Roman op maart 1, 2008

Foto’s :  © Kris Roman- Euro-Rus              Euro-Rus steunt de Servische strijd voor het behoud van hun cultuur, land en volkswaarden.     ssa55456-kopie.jpg   ssa55453-kopie.jpg 

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Servische betoging/manifestation – Brussel 24-02-2008

Geplaatst door Kris Roman op maart 1, 2008


Foto’s :  © Kris Roman- Euro-Rus           

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Servische betoging/manifestation – Brussel 24-02-2008

Geplaatst door Kris Roman op maart 1, 2008

Foto’s :  © Kris Roman- Euro-Rus  ssa55444-kopie.jpg ssa55441-kopie.jpg 

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Etat indépendant ou “trou noir”, à quoi mènera l’expérience du Kosovo?

Geplaatst door Kris Roman op februari 29, 2008

Par Ivan Zakhartchenko, RIA Novosti        Le Kosovo a finalement proclamé à titre unilatéral son indépendance vis-à-vis de la Serbie. Le parlement de la province séditieuse située sur le territoire de l’ex-Yougoslavie a adopté dimanche une déclaration exprimant officiellement son intention de devenir un Etat indépendant. Il est vrai, cela ne sera effectif qu’au mois de mars, après l’adoption d’une Constitution, de symboles de l’Etat et d’une trentaine de lois.L’indépendance du Kosovo, dont le territoire n’est plus sous le contrôle de la Serbie depuis 1999, sera très conventionnelle, car il existera, en fait, sous protectorat de l’Union européenne, grâce à son assistance économique, et en présence de 16.000 soldats de l’OTAN et d’environ 2.000 policiers de l’UE.Leur mission: venir à bout de la criminalité, assurer le maintien de l’ordre public à un niveau digne de l’UE et protéger les Serbes du Kosovo. Personne ne sait combien de temps cela prendra, nul ne sait même ce qui en résultera.Les pays européens ne se pressent pas tous pour reconnaître l’indépendance du Kosovo. Au cours d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies qui s’est tenue ces jours-ci à huis clos, l’idée de la séparation de la province du Kosovo d’avec la Serbie n’a été soutenue que par cinq des 15 Etats membres du fameux conseil.L’indépendance du Kosovo est ardemment prônée par les Etats-Unis, la presse américaine exprime plutôt une joie non dissimulée au sujet de la séparation du Kosovo d’avec la Serbie qu’une inquiétude pour le sort des Kosovars, d’autant plus pour celui des Serbes qui y résident.Ils manifestent cette joie particulière en constatant que la Yougoslavie est définitivement démembrée, que les Serbes ont perdu la partie, et que la Russie, défenseur de longue date de la Serbie, n’a rien obtenu en soutenant son intégrité territoriale.Les journaux américains traitent ces jours-ci la Russie de façon outrageuse en la qualifiant tantôt “d’ours hurlant”, tantôt “d’hippopotame riche en pétrole”, mais impuissant à faire contrepoids sur quelque sujet que ce soit.Cette joie non dissimulée est évidente, mais, lorsque l’Europe aura à faire les frais de l’indépendance du Kosovo, cette joie sera probablement oubliée dans notre monde en pleine mutation et surchargé d’informations, et la responsabilité des problèmes futurs sera attribuée non pas à ceux qui ont soutenu avec acharnement la séparation d’avec la Serbie d’un territoire peuplé d’Albanais, mais à quelqu’un d’autre.Sur une population de 2 millions d’habitants, le Kosovo ne compte plus aujourd’hui que près de 100.000 Serbes, bien qu’aucun recensement de la population n’ait été effectué depuis longtemps.Cependant, même les analystes occidentaux préviennent que les problèmes du Kosovo ne disparaîtront pas après la proclamation de l’indépendance. La violence, bien qu’à une échelle restreinte, c’est-à-dire dans les lieux de résidence de la communauté serbe, se fera ressentir et les rapports entre l’Europe et la Russie pourraient bien se compliquer pour cette raison.Que sera donc le Kosovo après la proclamation de l’indépendance: une partie prospère de l’Europe ou une enclave du crime organisé? Les avis des experts divergent sur ce point également, de même que les positions des différents pays.Du temps de la prospérité économique en Yougoslavie, la province du Kosovo était la plus pauvre, et la situation ne s’est nullement améliorée après la guerre. Par conséquent, il est très difficile d’imaginer que le Kosovo devienne un Etat indépendant autosuffisant.D’après les données de la Banque mondiale pour 2007, le revenu moyen par tête d’habitant ne constitue au Kosovo que 1.600 dollars par an, 37% de la population vit dans la pauvreté (moins de 1,42 euro par jour) et 15% ne dispose que de 93 centimes d’euro par jour.Les analystes reprochent aux séparatistes du Kosovo de méconnaître les réalités économiques en parlant d’indépendance. Mais il est peu probable que l’économie préoccupe les leaders du Kosovo, qui ont combattu les armes à la main contre les Serbes.En ce qui concerne les Européens, les optimistes citent les réserves de charbon au Kosovo évaluées à 15 milliards de tonnes et y voient la possibilité d’organiser des livraisons de charbon vers l’Europe du Sud qui éprouve un déficit énergétique.Certains comptent sur l’aide des Kosovars qui vivent à l’étranger. D’après certaines données, ils envoient au Kosovo 450 millions d’euros par an.Verena Knaus, analyste de l’Institut non commercial Initiative économique européenne (ESI), a reconnu par téléphone depuis Pristina que le Kosovo traversait “une crise économique caractérisée par un revenu par habitant extrêmement bas, des taux de chômage et de pauvreté très élevés, une faiblesse de la Santé publique et de l’économie, fortement dépendante de l’agriculture”.Cependant, selon elle, le Kosovo a un avantage par rapport à d’autres pays se trouvant dans la même situation économique.”C’est le fait que le Kosovo se trouve en Europe, où il a les mêmes perspectives que les autres pays des Balkans, et qu’il pourra adhérer un jour à l’Union européenne”, a-t-elle expliqué.Selon ses prévisions, pour atteindre les critères européens, le Kosovo aura besoin de 10 ans au minimum. D’ici là, estime l’analyste, on peut accroître la production agricole et la production d’énergie pour non seulement satisfaire les besoins du Kosovo, mais aussi exporter vers les pays voisins.Puisque la population du Kosovo est, pour l’essentiel, jeune et celle de l’Europe vieillissante, si des investissements sont effectués dans l’enseignement, les Kosovars pourraient travailler dans les pays européens, estime également Verena Knaus.En ce qui concerne les moyens d’assurer l’ordre légal au Kosovo, les fonctionnaires de l’Union européenne ont envoyé à Pristina une équipe de planification (EUPT). Son porte-parole Karin Limdal voit dans le système judiciaire l’un des principaux problèmes en la matière.”Il est encore très faible, le niveau d’influence politique est trop élevé. La corruption et le crime organisé sont aussi un problème du Kosovo actuel”, a reconnu Karin Limdal.Comme on le sait, il est prévu d’envoyer au Kosovo entre 1.800 et 1.900 policiers et juristes (vers la mi-juin), lorsque l’administration de l’ONU qui y est présente depuis 1999 achèvera son activité et sera remplacée par la mission de l’UE et le gouvernement du Kosovo. Selon les informations de la presse, la première année, il est prévu de dépenser à ces fins environ 190 millions d’euros.Pour l’instant, personne ne sait non plus combien de temps durera la mission de l’Union européenne sur le territoire du Kosovo.”Notre mandat initial est prévu pour deux ans, mais s’il est nécessaire que nous y restions, nous le modifierons. C’est aux 27 membres de l’UE d’en décider”, a déclaré Mme Limdal.Cependant, dans ces explications, on ne sent pas de stratégie précise de l’UE en matière de lutte contre le crime organisé, la pauvreté et la corruption au Kosovo. Le fait est que les Européens abordent les problèmes du Kosovo selon leurs propres notions et ne comprennent probablement pas qu’elles pourraient s’avérer inappropriées.En Russie, les experts n’envisagent pas l’avenir du Kosovo avec optimisme. Comme l’a déclaré à RIA Novosti Alexeï Arbatov, de l’Institut d’économie mondiale et de relations internationales (IMEMO), après le départ de la mission de l’UE, il restera “un trou noir de drogue et de contrebande au milieu des Balkans”.En ce qui concerne les conséquences politiques de la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo pour la paix et la sécurité aussi bien en Europe que dans d’autres régions du monde, c’est un sujet à part.Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l’auteur.

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Washington prêt à appuyer les aspirations euro-atlantiques du Kosovo

Geplaatst door Kris Roman op februari 28, 2008


Le Sénat américain a été saisi lundi d’un projet de résolution proposant de soutenir l’intégration progressive du Kosovo indépendant dans les structures euro-atlantiques.Déposé à la commission des Affaires étrangères du Sénat, le texte en question rappelle que l’OTAN a mené des opérations militaires contre l’ex-Yougoslavie pour établir “une paix durable” au Kosovo.”Les Etats-Unis ont diplomatiquement reconnu l’indépendance du Kosovo, et ils doivent donc appuyer l’intégration du Kosovo dans les structures euro-atlantiques”, précise le document.Le projet de résolution propose par ailleurs d’appuyer l’invitation d’adhésion à l’OTAN qui sera faite à l’Albanie, à la Croatie et à la Macédoine lors du sommet de l’Alliance atlantique en avril 2008 à Bucarest.”L’Albanie, la Croatie et la Macédoine peuvent jouer un rôle majeur dans les actions déployées par l’OTAN en Europe du Sud-Est, grâce à leur situation géostratégique exceptionnelle, en minant les efforts d’autrui visant à déstabiliser la région par la violence”, lit-on dans le document.

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Kosovo: La Serbie déterminée à lutter pour son intégrité territoriale (ministre)

Geplaatst door Kris Roman op februari 28, 2008

Le ministre serbe du Commerce Pregrag Bubalo, a assuré jeudi que son pays était déterminé à mener une lutte “longue et difficile” pour le maintien de l’intégrité territoriale de la Serbie.Le 17 février dernier, la province serbe du Kosovo a proclamé unilatéralement son indépendance.”Notre lutte commune avec la Russie pour le maintien de l’intégrité territoriale sera longue et difficile. Elle ne sera pas inutile si les Serbes continuent de vivre au Kosovo et si nous garantissons leur sécurité et leurs offrons des conditions d’existence décentes”, a indiqué M.Bubalo, en visite officielle à Moscou.Selon lui, la Serbie compte sur “l’aide de Moscou aux habitants du Kosovo (aux Serbes qui vivent au Kosovo).Le fait que nous en ayons parlé (des Serbes du Kosovo) lors de la rencontre constitue déjà une aide “symbolique” en la matière, a-t-il ajouté.

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Livre : Géopolitique de la Serbie

Geplaatst door Kris Roman op oktober 4, 2007

41610KGQPYL._AA240_ Présentation de l’éditeur Les guerres yougoslaves ne sont pas terminées. Plus de dix ans après les accords de Dayton les questions de réfugiés, de frontières nationales, d’oppositions identitaires restent posées. Sur cet échiquier balkanique explosif, la Serbie, grande perdante de l’explosion de la Yougoslavie et entourée de voisins au seuil de l’Union européenne, cherche sa place. Preuves historiques à l’appui, Alexis Troude démontre que la Serbie a été victime plus que le bourreau dans les guerres de décomposition de la Yougoslavie ; agressée par les géopolitiques allemande, américaine et islamique, elle a cherché à se défendre et c’est ce qui l’a entraîné sur la pente de la radicalisation extrême. Menacé de minorisation, le peuple serbe va devoir affronter de nombreux défis. La transition économique vers l’économie de marché, les relations avec le Monténégro indépendant, le statut du Kosovo-Métochie, la perspective de l’Union européenne… Si l’Europe continue de nier les intérêts du peuple serbe, celui-ci pourrait bien se retourner vers la Russie ou l’Orient extrême. Broché: 285 pages< Editeur : Ellipses Marketing (4 août 2006)< Collection : Référence géopolitique Langue : Français ISBN-10: 2729827498 ISBN-13: 978-2729827496 <img align=”left” border=”0″ src=”http://blogsimages.skynet.be/images_v2/002/613/389/20071004/dyn008_original_240_240_jpeg_2613389_7e96502dea020a3a32d495da6136c257.jpg” alt=”41610KGQPYL._AA240_” title=”41610KGQPYL._AA240_” /> 

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Géopolitique de la guerre des Balkans

Geplaatst door Kris Roman op september 30, 2007

http://euro-synergies.hautetfort.com/eurasisme/ Géopolitique de la guerre des Balkans : le dessous des cartes Personne n’est dupe. On ne peut objectivement traiter la guerre au Kosovo, avec ses implications géo poli ti ques dans les Balkans, comme une simple question interne aux Balkans. Toute décision relative à l’utilisation de for ces américaines et de l’OTAN modifie de manière déterminante tous les aspects de la situation stratégique glo bale. La guerre menée par le régime de Milosevic au Kosovo est utilisée pour atteindre des objectifs géopolitiques et stratégiques d’un tout autre ordre : - Ecarter la Russie, la Chine et le Conseil de Sécurité de l’ONU de la prise des décisions politiques mondiales les plus importantes. - Rompre les liens politiques et économiques entre l’Est et l’Ouest du continent eurasiatique. - Empêcher un nouveau Bretton Woods qui permettrait de surmonter la crise économique et financière mon diale. La Realpolitik, qui n’ose pas dire son nom, et que les Etats-Unis et leurs alliés dociles continuent d’appliquer dans les Balkans, reste substantiellement traditionnelle et conservatrice. Que ce soit pour des raisons de jeux de puissance traditionnels ou dans l’optique d’un possible conflit de civilisation au siècle prochain, les Etats-Unis continuent à vouloir enfermer la Russie dans la masse terrestre eurasiatique, barrant son accès aux mers chaudes. Depuis deux siècles, ce verrouillage continental de la Russie a été poursuivi par une remarquable constance par l’Angleterre, puis par les Etats-Unis, leur soutien au non-alignement de la Yougoslavie titiste n’en fut qu’une des illustrations. Actuellement, l’occupation militaire et l’élargissement del ‘OTAN à l’espace reliant la Hongrie à la Grèce (toutes deux membres de l’OTAN), par le truchement du Partenariat pour la Paix et le contrôle américain des oléoducs géorgiens débouchant sur la Mer Noire, neutraliserait l’hypothétique constitution d’une transversale orthodoxe et verrouillerait Moscou, empêchant, même à moyen terme, son retour dans la région et surtout dans les ports monténégrins, dont la base navale de Boka Kotorska. L’encouragement croissant de l’Occident à la sécession du Monténégro de Djukanovic hors de la Fédération Yougoslave va dans ce sens. Washington serait donc guidée par des préoccupations globales pour étendre et préserver sa domination en érigeant l’OTAN comme superpuissance militaire néo-impériale. Nous sommes loin des préoccupations humanitaro-altruistes des Etats-Unis et de l’OTAN envers les pauvres populations albanaises. Mais cet endiguement des Moscou par Washington aura aussi à moyen terme pour conséquence de créer une alliance objective russo-chinoise, Pékin étant l’autre contestataire crédible de l’ordre américain. Afin d’évaluer les ramifications géopolitiques des opérations militaires actuelles de l’OTAN contre la Yougoslavie, il convient de comprendre les manipulations de la situation dans les Balkans, intervenus depuis 1991. Les guerres menées par la Serbie contre la Croatie et la Bosnie-Herzégovine ont été activement encouragées par les gouvernements britanniques et celui de Mitterrand afin d’endiguer l’Allemagne (c’était la politique de Thatcher, considérant l’Allemagne réunifiée comme un « Quatrième Reich »). Aujourd’hui, ceux qui tirent les ficelles de la guerre dans les Balkans, sont les défenseurs des intérêts du Commonwealth anglo-américain (British-American Commonwealth ou, en abrégé, le BAC), intervenant par l’intermédiaire du gouvernement Blair et du Groupe réuni autour d’Al Gore dans le gouvernement américain, comprenant Albright, Cohen et le Général Shelton. L’élément déterminant de tout changement global de la politique stratégique ou militaire est son effet sur la politique économique et financière mondiale. Il s’agit de savoir si une politique stratégique donnée favorise ou pénalise la mise en œuvre d’un nouveau Bretton Woods. De ce point de vue, le Président Clinton se trouve devant un choix décisif.<p>Dans un document paru le 7 avril dernier sous le titre « Balkans : la doctrine LaRouche », ce dernier, Lyndon LaRouche, écrit : « Le Président Clinton essaye actuellement de trouver un équilibre entre deux politiques absolument inconciliables. L’aspect positif, c’est qu’il défend un partenariat stratégique avec la Russie, la Chine et d’autres ; mais, d’un autre côté, en raison de ses politiques de libre échange, de mondialisation, de confrontation avec l’Irak et de déploiement de l’OTAN, auxquelles vient de s’ajouter le détonateur de la guerre contre la Yougoslavie, sa présidence risque d’être vouée à l’ignominie éternelle. Si la deuxième dynamique se poursuit, il n’y aura bientôt plus de possibilité de partenariat et le monde se dirigera alors vers une guerre mondiale de longue durée, comme celle qui ravagea l’Europe centrale entre 1618 et 1648, avec un risque de recours aux armes nucléaires. D’un point de vue américain, que faut-il faire pour parvenir à éviter la détérioration de la situation stratégique globale ? ».<p>Selon LaRouche, de concert avec au moins l’un de leurs principaux partenaire d’Europe continentale (la France, l’Allemagne ou l’Italie), les Etats-Unis doivent prendre les mesures d’urgence pour instaurer un partenariat stratégique général de coopération économique, entre autres, avec la Chine, la Russie, l’Inde, etc. L’objectif devrait être de revenir au type de politiques anti-britanniques sur lesquelles le Président américain Roosevelt avait tenté de fonder un nouvel ordre économique mondial plus juste, libéré de l’impérialisme, entre Etats-Nations parfaitement souverains, jouissant du libre accès aux découvertes scientifiques et technologiques les plus avancées.<p>Causalité financière de la guerre. La causalité fondamentale qui sous-tend la confrontation stratégique menée par le BAC vis-à-vis de la Russie et de la Chine et l’escalade militaire dans les Balkans, au Proche-Orient et ailleurs, réside dans l’aggravation de l’état du système économique et financier international. Le changement de phase est survenu lors de la faillite, en septembre 1998, du Hedge Fund LTCM, qui détenait un portefeuille de 3250 milliards de dollars en produits dérivés. Un mois auparavant, les marchés financiers internationaux avaient été secoués par la cessation de paiement de la Russie. Même la BRI a récemment admis que le système financier se trouvait à ce moment-là au bord de l’effondrement. Pour y faire face, les gouvernements et banques centrales du G7 ont lancé en octobre une folle politique hyper-inflationniste, avec réduction des taux d’intérêt, déversement de liquidités et divers programmes de renflouement. Ce miracle était destiné à retarder pour quelque temps l’effondrement systémique autrement inévitable. Cette politique a provoqué une détérioration qualitative de la lucidité des responsables gouvernementaux et parlementaires. C’est le même état d’esprit qui régnait lors des kracks financiers des 17ième et 18ième siècle en Angleterre et en France, mais les conditions stratégiques actuelles sont bien plus dangereuses. C’est au cours du changement de phase intervenu en octobre-novembre 1998 que le Commonwealth anglo-américain a lancé l’escalade vers la confrontation. D’abord, on a utilisé le prétexte du rapport Butler, délibérément mensonger, pour lancer la guerre non déclarée contre l’Irak. Ensuite, on a imposé à l’OTAN un nouveau concept stratégique néo-impérial, avant d’en arriver à la guerre actuelle dans les Balkans. Pour comprendre comment la crise financière est devenue une crise à la fois économique et militaro-stratégique, il faut analyser la situation à partir de la triple courbe. En effet, l’étude des relations entre trois éléments —croissance explosive des agrégats monétaires, expansion hyperbolique des agrégats financiers et écroulement accéléré de l’économie physique— est la seule façon de comprendre la transposition de la crise financière au domaine militaire et stratégique, comme Clausewitz l’avait décrit au 19ième siècle. Ne pouvant ou ne voulant pas résoudre efficacement les problèmes économiques et financiers en changeant la politique économique et financière, les oligarchies démo-ploutocratiques tendent à les résoudre par d’autres moyens. L’argent, nerf de la guerre, ou la guerre, nerf de l’argent.<p>Clinton et la « Troisième Voie » parasitaire La réforme de l’aide sociale, la politique étrangère au sujet de l‘Afrique ou des Balkans, dénotent l’influence dominante qu’exercent sur la Maison Blanche et sur le Président Clinton les conseillers politiques, les nouveaux démocrates du courant de Tony Blair, représentés aux Etats-Unis par Al Gore. Ces conseillers utilisent la méthode dite de la troisième voie : plutôt que de considérer les conséquences sur la vie réelle des décisions à prendre, on considère ce qui peut être permis selon les règles du jeu existantes. Concrètement, chaque impulsion politique est soumise à des considérations politiques plus générales qui visent à trouver un consensus et doivent être prévalentes. En conséquence, une politique proposée par le Président sera redéfinie afin d’être appliquée selon les règles du jeu. Dans ce processus, la politique originelle est souvent transformée en son exact opposé ! La manifestation la plus tangible de cette « troisième voie » s’incarne dans le fascisme à visage démocratique, version Tony Blair, à l’œuvre en Grande-Bretagne. Rassurons-nous, nous sommes là bien loin du « tercérisme européiste » d’essence nationale-révolutionnaire ! L’économie politique de la « troisième voie » de Blair ne se distingue en rien du néo-libéralisme radical introduit en Grande-Bretagne par Margaret Thatcher. C’est toujours la mondialisation, le libre-échange, l’écologisme, la réduction démographique, etc., mais la version « troisième voie », basée sur le consensus, se présente comme « démocratique ». Le principal interlocuteur de Blair à Washington est le vice-président Al Gore, fer de lance du projet écologiste utopique, comme l’a montré sa campagne contre le réchauffement global. Martin Walker annoncera dans le Guardian qu’une bonne partie de la pensée du courant « troisième voie » repose sur la conscience que l’économie globale est le moteur actuellement le plus puissant du changement. Au sein du parti démocrate, la « troisième voie » s’est structurée sous le vocable du « Democratic Leadership Council » (ou : DLC). Le DLC a été fondé en 1985 avec, principalement, des démocrates du Sud, dont Sam Nunn de Géorgie, Chuck Robb de Virginie, John Breaux de Louisiane. Clinton et Gore ont adhéré au DLC et Clinton le présidait avant d’être candidat à la Présidence. On les appelle les « nouveaux démocrates », du nom de leur magazine. Les « nouveaux démocrates » ont créé dans la foulée un groupe de réflexion, le « Progressive Policy Institute » (PPI). En 1992, le DLC avait des sections dans trente Etats, un budget annuel de 2,5 milliards de dollars et dix-neuf permanents. A l’origine de la fondation du DLC, qui était une réponse à la défaite de Walter Mondale à l’élection présidentielle contre Reagan en 1984, il y avait l’idée que le Parti Démocrate devait abandonner sa base traditionnelle, composée de syndicalistes, de membres des minorités ethniques, d’agriculteurs, pour courtiser plutôt les couches de la société ayant une activité plus éloignée de la production ou même parasitaire : les yuppies des banlieues chics, les employés du secteur des services, les boursicoteurs, les comptables, etc. Le DLC exerce une influence pernicieuse sur les décisions du Président Clinton, par l’intermédiaire de son vice-président Al Gore, qui a été choisi comme candidat démocrate à l’élection présidentielle de l’an 2000. L’influence idéologique de cette « troisième voie parasitaire » finit de parachever la désintégration du système financier et monétaire international et plonge le monde entier dans le pire désastre économique et social de l’histoire.<p>Rodolphe LUSSAC.

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